hémorroïdes après un accouchement

hémorroïdes après un accouchement : définition et traitements

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En moyenne, 20 femmes sur 100 ont des hémorroïdes après un accouchement. Malheureusement, l’apparition des hémorroïdes est souvent un souvenir plus pénible que l’accouchement lui-même.

Anatomie des hémorroïdes après un accouchement

Les hémorroïdes sont simplement les petites veines situées dans le canal de l’anus. Il y a en général 3 veines hémorroïdaires, donc 3 hémorroïdes.

Ces veines sont composées d’anastomoses et de lacs vasculaires artérioveineux. Ils font partie de la continence anale.

Le canal de l’anus est divisé en 2 par la ligne pectinée. En haut de la ligne pectinée, se trouvent les hémorroïdes internes qui sont recouvertes de muqueuse. Et en bas de la ligne, se trouvent les hémorroïdes externes qui se trouvent aussi sous la peau.

En bref, ce n’est pas que les femmes enceintes qu’ont des hémorroïdes après un accouchement. Chacun de nous, homme ou femme, avons des hémorroïdes sauf qu’elles ne sont pas malades quand tout va bien.

Troubles des hémorroïdes après un accouchement

On ne connait pas vraiment l’origine de la maladie hémorroïdaire mais plusieurs signes sont formulés.

Quand les hémorroïdes internes grossies au point de s’engager dans le canal de l »anus où elles se font étrangler par le sphincter anal, elles deviennent turgescentes, inflammatoire. Elles ont donc tendance à faire mal jusqu’à saigner.

Quand il y a une mauvaise circulation sanguine dans la veine hémorroïdaire, il est possible qu’un caillot de sang que l’on appelle thrombose hémorroïdaire se forme. Ce trouble est alors soit interne (à l’intérieur du canal de l’anus) soit externe (à l’extérieur de l’anus et sous la peau).

Les poussées importantes provoquent l’apparition des hémorroïdes après un accouchement. Lorsque les veines hémorroïdaires se font étrangler dans le canal de l’anus par le sphincter anal à la suite de leur extériorisation, cela provoque l’apparition d’inflammations et de thromboses.

Et les troubles des hémorroïdes après un accouchement peuvent ensuite s’empirer avec une constipation causée par des grosses poussées aux toilettes, ou en cas de diarrhées avec des selles fréquentes et acides.

Ce qui montre que les troubles du transit sont un facteur important même si l’accouchement reste un rôle déclenchant.

L’absorption hormonale pendant la grossesse joue également un rôle, comme les modifications hormonales qui débarquent après l’accouchement. Le tissu hémorroïdaire est en effet riche en récepteurs hormonaux.

Facteurs de risques des hémorroïdes après un accouchement (thrombose hémorroïdaire externe)

La dyschésie est un des facteurs de risque prouvés de thrombose hémorroïdaire externe après un accouchement. La dyschésie est la difficulté à déféquer. On appelle également ce phénomène la constipation terminale. La dyschésie est aussi l’accouchement tardif, au-delà de 39,7 semaines d’aménorrhée.

Los d’un accouchement, un bébé avec plus de poids qu’à l’anormal et une première phase de travail trop longue sont aussi des facteurs de risque de thrombose hémorroïdaire externe.

Pour être protégé des thromboses hémorroïdaires externes, la césarienne est envisageable. En effet, il y a seulement 4% de thromboses hémorroïdaires externes après césarienne contre 20% après un accouchement normal. Mais l’apparition d’une thrombose hémorroïdaire ne donne pas une indication de césarienne.

Signes des hémorroïdes après un accouchement

La maladie hémorroïdaire la plus fréquente après un accouchement est la thrombose hémorroïdaire externe. Mais il existe plusieurs types de maladies hémorroïdaires.

La thrombose hémorroïdaire externe

La thrombose hémorroïdaire externe est un caillot de sang qui se forme dans les petites veines hémorroïdaires situeés sous la ligne pectinée. Il fait apparaître une réaction inflammatoire qui fait très mal, et une tuméfaction anale bien ressentie par le malade.

Ce genre de thrombose est habituellement accompagnée d’un œdème de plusieurs jours. En général, la douleur disparaît en deux à quatre jours puis la thrombose peut mettre quelques semaines à disparaître. Elle laisse parfois une excroissance cutanée déplaisante mais peu gênante appelée marisque.

La thrombose hémorroïdaire interne

La thrombose hémorroïdaire interne est un caillot qui touche parfois l’ensemble de l’hémorroïde, sa partie interne et externe. L’ensemble des hémorroïdes est extériorisé tout en étant thrombosé.

Ce genre de thrombose est en général douloureuse. Son développement est pareil que la thrombose externe mais en guérir est généralement plus longue.

Le prolapsus thrombosé circulaire

Le prolapsus thrombosé circulaire forme des hémorroïdes qui sont en même temps extériorisées, inflammatoires et thrombosées. Cette maladie rare nécessite une médecine plus lourde et parfois une opération chirurgicale en urgence.

Les thromboses font très mal. La simple turgescence et l’œdème des hémorroïdes internes induisent une tension et une pesanteur parfois aussi douloureuses.

Les analyses complémentaires des hémorroïdes après un accouchement

Un diagnostic sera abouti grâce à une analyse proctologique. L’analyse de la marge anale permet de voir une éventuelle thrombose hémorroïdaire externe sous la forme d’une tuméfaction anale bleutée avec ou sans œdème.

Une analyse à l’aide d’un spéculum adapté au canal de l’anus appelé l’anuscopie, permet l’observation des hémorroïdes internes. Cette analyse n’est pas possible quand il y a des douleurs.

L’analyse proctologique est primordiale pour faire le diagnostic car les douleurs après un accouchement ne sont pas forcément liées à une maladie des hémorroïdes.

Diagnostic différentiel

Une plaie du canal de l’anus qu’on appelle la fissure anale apparaît souvent après un accouchement. Elle touche 15% des femmes après un accouchement. Elle est douloureuse après la défécation tout en disparaissant progressivement après. Elle amène parfois des saignements.

Il faut aussi faire attention aux maladies anales non liées à l’accouchement et pouvant apparaître durant cette période.

Comme l’abcès de la marge anale qui est une tuméfaction douloureuse souvent accompagnée d’un écoulement purulent, le mélanome malin dont le développement est très différent : nodule noirâtre infiltrant, pas trop douloureux, ne régressant pas. Dans ce cas, il ne faut surtout pas hésiter à consulter son médecin.

Remède

Le remède des troubles du transit

Traiter les troubles du transit est important, même si son efficacité n’est prouvée qu’en cas de diarrhée.

A savoir que la constipation est un mauvais souvenir pour la personne en question en cas de douleur anale et son traitement a donc aussi un effet antidouleur.

La consommation d’aliments riche en fibres (légumes, fruits, céréales) et d’eau (au minimum 2 litres par jour) est à envisager dans un premier temps. Mais si la constipation persiste malgré une bonne hygiène alimentaire, un traitement laxatif peut s’avérer bon.

Aussi, les pansements coliques permettent d’avoir des selles plus molles et moins acides en cas de diarrhée. A faire seulement après l’accord de son médecin.

Les remèdes locaux

Beaucoup de crèmes, de pommades et de suppositoires sont à notre disposition. Ils contiennent souvent un anesthésique local, de la vitamine P, des anti-inflammatoires voire des corticoïdes, un fluidifiant comme l’héparine, des flavonoïdes, etc.

Par rapport aux symptômes, on adaptera au mieux la molécule nécessaire. Donc en cas de microthromboses internes ou de thrombose, on utilisera une association d’anticoagulant et d’anti-inflammatoires.

Lors des douleurs, les anesthésiques locaux associés aux anti-inflammatoires seront préférables. Et les corticoïdes locaux seront conseillés en cas d’oedème.

Les suppositoires jouent également un rôle de lubrifiant du canal de l’anus, facilitant ainsi l’évacuation des excréments. Ils ne permettent pas d’éviter les crises même s’ils sont efficaces pour soulager le malade.

En général, les suppositoires sont surtout conseillés pour les hémorroïdes internes et les crèmes pour les hémorroïdes externes. Aucun diagnostic n’a comparé ces divers traitements et l’automédication dans ce domaine est importante.

Ces remèdes locaux peuvent être utilisés même en cas d’allaitement.

Les médicaments

Les  antalgiques sont utilisés pour beaucoup de maladies comme les maux de tête mais très souvent oubliés dans les maladies proctologiques.

Le paracétamol est à utiliser dans un premier temps pendant la grossesse et en postpartum mais s’il n’est pas suffisant, un avis des on médecin est nécessaire.

Les anti-inflammatoires sont vivement déconseillés pendant la grossesse. Il faut s’en servir avec prudence en cas d’allaitement. Des antalgiques plus forts avec des dérivés morphiniques sont aussi utilisables sur l’avis de son médecin.

Les veinotoniques n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, ils accéléreraient la résorption de la thrombose et peuvent être utilisés chez la femme enceinte et en cas d’allaitement.

En cas d’œdème fort, la cortisone est conseillée.

Les traitements locaux ne peuvent pas suffire pour le prolapsus hémorroïdaire circulaire thrombosé. Sont alors utilisés les corticoïdes et les antalgiques en intraveineux.

Les remèdes instrumentaux

Il s’agit de traiter les hémorroïdes internes avec la cryothérapie, l’infrarouge ou les ligatures élastiques. Ils sont traités par un proctologue. Ils ne sont pas beaucoup utilisés pour des hémorroïdes après un accouchement, la principale maladie hémorroïdaire étant représentée par les thromboses qui constituent une contre-indication aux traitements instrumentaux.

Mais ils sont très utiles en cas de maladie hémorroïdaire interne si l’extériorisation de l’hémorroïde est légère.

La chirurgie des hémorroïdes après un accouchement

La chirurgie est à éviter du mieux qu’on peut après un accouchement. En effet, l’imprégnation hormonale des tissus rend la cicatrisation pas facile et il est le plus souvent meilleur pour la cicatrisation dans les jours qui suivent l’accouchement.

De plus, seuls 30% des femmes souffrent encore de leurs hémorroïdes 6 mois après leur accouchement. Mais, en cas de thrombose hémorroïdaire ne guérissant pas suite à un traitement, la chirurgie permet de vite soulager.

L’incision avec thrombectomie est un traitement efficace en cas de thrombose hémorroïdaire purement externe, sans œdème. C’est une grande évacuation de la thrombose, sous anesthésie locale.

Mais ce n’est pas un traitement radical et d’autres thromboses peuvent apparaître. Ce remède est inefficace s’il y a un œdème avec la thrombose.

Si l’hémorroïde interne est touchée par la thrombose, il faut alors faire une résection complète de l’hémorroïde, en examinant l’ensemble des veines hémorroïdaires, le libérant ainsi du sphincter anal interne, jusqu’à l’artère hémorroïdaire qui est ligaturée.

Il y a ensuite une lésion ouverte que l’on peut laisser ouverte ou suturer (la chirurgie de Ferguson). De toute manière, cette chirurgie atténue la douleur seulement plusieurs jours après quand la cicatrisation du canal de l’anus est complète.

Dans le cas d’un prolapsus hémorroïdaire thrombosé circulaire, une chirurgie urgente peut-être proposée en cas d’échec du traitement médical.

Ce genre de chirurgie laisse 3 lésions ouvertes qui vont se cicatriser au bout de 3 semaines, voir un peu plus. Il faut donc tout essayer avant d’envisager une telle chirurgie.

Il arrive souvent que la maladie hémorroïdaire dure au-delà de six mois même si la maladie évolue favorablement après l’accouchement. Un traitement plus fort est alors envisageable si les symptômes sont trop gênants. À partir de là, c’est souvent une chirurgie qui est proposée.


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